Il y a quelque chose d’un peu magique dans ces crossovers DC/Marvel. Voir des personnages qui n’appartiennent pas au même univers partager une même case, c’est un plaisir de fanboy pur, simple et assumé. Après le succès du coffret Batman/Deadpool, Urban Comics récidive avec Superman/Spider-Man, sorti le 26 juin 2026 à 13,90€. Et c’est une très bonne surprise, même si elle se dévore un peu trop vite.
Un crossover qui fait écho à l’histoire
Pour les amateurs de trivia comics, ce rapprochement entre les deux éditeurs n’est pas une première. En 1976, Superman et Spider-Man s’étaient déjà affrontés dans un crossover officiel. Presque cinquante ans plus tard, les voilà de nouveau réunis, mais cette fois dans une configuration bien différente : les deux héros font équipe, forcés de collaborer face à une menace commune orchestrée par Brainiac et Docteur Octopus. L’idée d’associer un grand méchant DC et un grand méchant Marvel pour créer le binôme parfait face à leurs deux nemesis respectifs est classique dans sa construction, mais elle fonctionne.

Une histoire principale efficace mais vite lue
L’intrigue principale réunit Peter Parker et Clark Kent, deux journalistes qui se reconnaissent mutuellement sans jamais tout à fait se l’avouer, avant que leurs alter egos n’entrent en scène pour contrer les plans de Brainiac et Docteur Octopus. Le récit est fluide, bien rythmé, et se lit avec un vrai plaisir. Honnêtement, ça va vite, peut-être un peu trop, mais c’est le lot de nombreux crossovers de ce type qui peinent à développer des enjeux vraiment profonds en si peu de pages. Ce qui sauve pleinement l’ensemble, c’est le travail visuel de Jorge Jiménez, dont le trait dynamique et expressif transforme chaque planche en un vrai régal pour les yeux. Les poses, les compositions, l’énergie qui se dégage de chaque scène d’action : c’est proprement somptueux.
Les mini-histoires, la vraie bonne surprise
Là où le coffret prend une toute autre dimension, c’est dans ses histoires courtes. Urban Comics a eu la bonne idée de compiler plusieurs récits en crossover DC/Marvel mettant en scène des duos inattendus et souvent savoureux : Superboy et Spider-Man 2099, Jimmy Olsen et Carnage, Superboy-Prime face au Spider-Man symbiote, et en pièce de résistance, une rencontre entre Pa Kent et l’Oncle Ben, les deux figures paternelles les plus tragiques de l’histoire des comics. Ces mini-histoires apportent une vraie variété de ton et d’ambiance, et donnent au coffret une richesse qu’on n’attendait pas forcément à ce prix.
Superman/Spider-Man est un beau moment de lecture, généreux, visuellement irréprochable et bourré de fan service assumé. Ce n’est pas le crossover du siècle sur le plan scénaristique, mais c’est exactement ce qu’il promet : du plaisir pur, à 13,90€. Une fois refermé, il me reste maintenant à attaquer le Marvel/DC Spider-Man Superman, le comics dans l’autre sens, avec cette fois Spider-Man en tête d’affiche. Vivement.

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